Société

TPI de Dixinn: Amara Mansa Doumbouya en liberté provisoire

Guinée : Les circuits troubles des devises de la Banque centrale

Les autorités guinéennes ont mis au jour un système de placement des réserves en dollars de la Banque centrale à des fins privées.

Grogne au Groupe SGI Medias : Les employés réclament leurs salaires entiers

Les Farces sociales se dotent d'un bureau : Réculer pour mieux s'ôter

Deux mois après sa naissance, les forces sociales de Guinée se sont dotées d’un bureau. Jusque-là, elles n’avaient aucune structure formelle. Ce lundi 3 septembre 2018, au siège de la PCUD, le bureau a été présenté.

Les forces sociales regroupent des politiques, des journalistes, des opérateurs comiques, des citoyens, des membres de la société civile, des activistes. Les nouvelles mesures prises pour pérenniser et rendre plus efficaces ses actions, les Forces Sociales de Guinée ont affecté de personnes à des postes de responsabilité en tenant compte de leurs « compétences et de leur fiabilité ». Ces personnes ont prêté serment pour jurer loyauté aux forces sociales. Pour prouver leur « sincérité », les personnes qui ont été désigné ont prêté serment sur le coran ou la bible selon la foi de l’intéressé. Après des ablutions. Ce sera la différence entre eux et Dadis peut-être. Voyons !

Le bureau a également adopté une charte et un code éthique qui régissent le fonctionnement des Forces Sociales de Guinée, puis ont élaboré un plan d’actions de relance de la dynamique.

Pour diriger les Farces sociales, Abdourahmane Sanoh a été désigné coordinateur national. Il a pour conseillés, Aboubacar Soumah ‘’Le rebelle’’ et Abdallah, le Shérif du Goha. Les autres membres sont Sékou Koundouno du balai citoyen, Algassim Diallo, Badra Koné, Baillo Barry, Mamadou Billo Bah. Abdoulaye Oumou Sow et Hadiatoulaye Diallo gère les Kouma du machin.

Au nombre des manquants, Ahmed Sékou Traoré, Elie Kamanao…

Insalubrité dans les marchés : Les nounous et les ordures

Malgré la détermination du goubernement à rendre Cona-Cris propre, le chemin à parcourir demeure long. Pour gagner de quoi vivre et faire vivre leurs familles, certaines nounous de la capitale sont obligées de cohabiter avec les ordures dans les marchés de Con-Cris. Très tôt le matin, elles se lèvent pour aller revendre leurs marchandises. Elles mangent et font tout auprès des ordures. Chose qui affecte sérieusement leur santé aussi bien en saison sèche, qu’en période des pluies. Contraintes d’y vivre pour avoir de quoi subvenir à leurs besoins, ces nounous sont exposées à une humidité dont elles ne se soucient guère des risques.

Dr Biba, chef du centre de santé de Yimbaya, dans la commune de Matoto, affirme que la boue engendre des maladies infectieuses : « la boue constitue un facteur de contamination de certaines maladies infectieuses au niveau des aliments étalés dans nos marchés. La couche la plus exposée est celle des femmes parce que c’est elle qui passe tout le temps dans les marchés ». Selon elle, ce sont certaines parties du corps qui sont les plus exposées : « Certaines parties du corps sont directement en contact avec le sol mais aussi les mouches se pose sur les ordures puis reviennent se poser sur les aliments. Elles sont éventuellement exposées au paludisme dû à la piqure de lanophèle et à la fièvre typhoïde », précise-t-elle.

Mabinty Traoré, vendeuse de manioc et de patate tire la sonnette d'alarme "regarder dans quelle boue nous vivons. Nous sommes obligés de nous asseoir ici pour vendre malgré l'odeur, la boue et les ordures, sinon on n'aura pas de quoi vivre. A chaque jour qui passe l'Etat promet d'assainir les marchés mais c'est juste des paroles en l'air nous souffrons énormement. En s'asseyant ici c'est  notre santé qui est ménacée mais on n'a pas le choix. Nous demandons encore et encore plus d'aide de la part des autorités sinon on risque de mourrir à petit feu".

Dr Biba invite le goubernement à s’impliquer davantage pour assainir les marchés publics, car dit-elle « la santé de tous en dépend ». « Il faudrait que nos marchés soient assainis et bien aménagés si on veut être en bonne santé. Toutes nos denrées proviennent du marché et sont exposés à même le sol. Donc, si ces lieux ne sont pas propres comment allons-nous avoir une bonne santé » s’interroge-t-elle, avant de demander à l’Etat de rendre ces espaces propres et spacieux. Elle suggère également aux nounous d’assainir leurs lieux de négoce au lieu d’attendre toujours l’intervention des services de nettoyage.

A noter que ce samedi 1er septembre, un nettoyage est prévu par le goubernement dans toute la capitale guinée-haine.

Siguiri : La SAG, en crève !

Ça grogne à la Société Aurifère de Guinée. Les travailleurs de la SAG ont décidé de se mettre en grève ce mardi 28 août 2018, une semaine après avoir déposé leur préavis de crève.

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A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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