Crève du SLECG : Toujours pas de cours dans les lycées Bonfi et du 1er mars

La crève enclenchée par la faction du SLECG proche du "rebelle" Aboubacar Soumah, se poursuit ce mardi 13 février. Comme la journée d’hier, bon nombre d’établissements publics de la capitale n’ont pas ouvert leurs portes. Dans la commune de Matam, l’impact se fait fortement sentir. Petits intellos et bouffes-la-craie ont boudé presque tous les classes. Si quelques écoles privées tentent encore de reprendre les cours après une première journée de crève mouvementée, dans les écoles publiques, c’est loin d’être le cas dans cette zone. Au collège Bonfi, seuls dix apprenants sur 486 étaient présents. Six gens-saignants ont pointé. Au lycée, le mot d’ordre de crève est presque suivi à la lettre. Sur 2174 petits intellos, 30 étaient dans la cour. Chez les bouffes-la-craie, le constat n’est pas plus reluisant : 3 présents sur 22 gens-saignants programmés, selon les statistiques fournies par le proviseur. Mory Condé appelle les grévistes à arrêter le bras de fer : « L’Etat est en train de statuer sur leurs points de revendication, mais de façon échelonnée. Il faut qu’ils mettent fin à cette défiance et reprennent le chemin de l’école. Il faut qu’on privilégie l’avenir des enfants ». L’avenir des gens-saignants aussi !

Pour, murmure-t-on, punir tout bouffe-la-craie qui suivrait ce mouvement ‘’illégal’’, le département en charge de l’Education a dépêché une mission d’inspection dans les établissements pour identifier les absents et remonter les informations aux supérieurs hiérarchiques. Mais cette menace n’effraye pas : « Le ministre Konaté nous prend pour des fous, il n a aucune considération pour les enseignants. Il menace les uns, déplace les autres de façons fantaisiste, mais cela ne changera rien. Les enseignants ont ouvert les yeux » déclare un encadreur au lycée Bonfi.

Au lycée 1er mars, le constat est encore plus alarmant, ni les bouffes-la-craie ni les petits intellos ne se sont pointés. Toutes les salles de classe sont cadenassées. Les autorités de l’établissement se refusent à la diffusion de toute statistique. Les encadreurs qui ont effectué le déplacement somnolaient sous les arbres dans la cour.

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