Violences du week-end à Labé : Les autorités évaluent les dégâts

Violences du week-end à Labé : Les autorités évaluent les dégâts

Après un vendredi mouvementé à la cité Karamoko Alpha Mo Labé, les syndicats de transporteurs se sont réunis samedi le 17 août pour trouver des solutions. Lors de cette réunion, chacun a exprimé son souhait d’avoir un climat de sécurité à Labé. Le business naime le bruit. Démunis, les différents syndicats n’ont pas pu prendre des mesures concrètes. Ils ont alors décidé de contacter les autorités, (gouverneur, préfet, maire) pour demander l’application d’un vieux pacte entre autorités et les motards. Un pacte qui préconisait la sécurité pour les motards et autres et de la compassion et solidarité en cas de problèmes. Ce lundi, tous les syndicats sont partis rencontrer les autorités. Alpha Abdoulaye Sow, secrétaire général de la section syndicale CNTG, syndicat taxi-moto explique : « Nous sommes partis voir le Maire, M. Aliou Laly Diallo qui nous a bien reçu. Il a réitéré que le pacte est bien en vigueur et qu’il sera respecté. Mais ce qui nous a choqués est que nous n’avons pas vu les autorités, ni à a morgue ni à la famille mortuaire ni au cimetière. Alors que notre accord dit que l’autorité assure notre sécurité et compatisse en cas de problème ».

A la préfecture et au gouvernorat, le même message a été réitéré. Pendant les audiences, les responsables ont signifié aux syndicats que l’attaque contre le commissariat de police de Dianyabhé, les commerces, les panneaux de signalisations et barrières n’était pas une bonne chose. Alpha Abdoulaye Sow explique : « Nous leurs avons dit que nous n’en savons rien. Pendant que les jeunes saccageaient le poste de police, le syndicat et les autres motards étaient au cimetière pour enterrer Samba. C’est au retour qu’on nous informés que des jeunes ont attaqué le poste de police de Dianyabhé. Nous sommes partis les dissuader, mais on a rencontré le groupe de jeunes qui revenaient, ils avaient déjà fini de tout saccager ».

Mamadou Aliou Laly Diallo, maire de Labé, revient sur l’étendue des dégâts que ses services sont en train d’évaluer : « Des conteneurs ont été saccagé, un gérant de café au quartier mosquée a même été blessé, il y a eu beaucoup de personnes blessées. Même les femmes du marché Yenguéma ont été blessées. Les manifestant ont fait fermer le grand marché. La chambre de commerce est en train d’évaluer l’étendue des dégâts ».

Dans la ville, il y avait également des panneaux de signalisation pour améliorer la sécurité des usagers, « les manifestants ont arraché un grand nombre ». Ils ont également emporté, dit M. Diallo des barrières « que nous avions posés au niveau des stationnements pour signaler les arrêts ou stationnement interdit. Nous leur avons dit qu’au moment de réparer les panneaux notamment, on va faire appel au syndicat, parce qu’il y a eu trop de casse ». Du poste de police mis à sac, les dégâts sont aussi en train d’être évalués, dit-il et que là encore les populations seront mises à contribution.  

En ce qui concerne l’enquête, il ne peut pas donner les détails à ce stade, mais précise-t-il, les enquêteurs ont une piste sérieuse.

Oumar Tély Diallo

Dernière modification lelundi, 19 août 2019 21:35
Retour en haut

A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

Sections

Archives

« Septembre 2019 »
Lun Mar Mer Jeu Mer Sam Dim
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30