Dabondy, Coléyah : Incendies tous azimuts

Dans la nuit de ce 8 février, aux environs de 1 heures du matin, un incendie s’est déclaré dans une concession au quartier Dabondy 3. Alors que le quartier était plongé dans le noir, une famille a eu la mauvaise réflexion d’allumer la bougie et de s’endormir. La maison et son contenu partent en fumée. Armoire, fauteuils, poste-téléviseur et réfrigérateur sont consumés : « Nous avons été réveillés par les cris. Nous avons vu des flammes et de la fumée sur la toiture. Nous avons essayé de casser la porte, mais c’était impossible vu l’ampleur du feu. Nous avons percé une partie du mur pour sortir les personnes qui étaient à l’intérieur de la maison » témoigne Sâa Léno, voisins des victimes. Dans cet appartement de quatre chambres et un salon, quatre personnes y dormaient. Elles ont été sauvées de justesse et transportées d’urgence à l’hôpital Ignace Deen. Selon Sâa Léno, elles ont été atteintes par les flammes : « Les quatre membres de la famille ont eu des brûlures, et au moment où je vous parle elles sont inconscientes, personne ne parle ».

Quelques heures plus tard, vers 5 heures du matin, c’est une autre concession qui a pris feu à Coléah-Domino (carrefour Fabéria). Là, un court-circuit serait à l’origine. Mafering Soumah, une des victimes explique : « Lorsque le feu s’est propagé et que nous avons senti la chaleur dans toute la maison, j’ai entendu mon fils tomber, je suis sortie de ma chambre en courant. Mais, avant que je ne vienne, le feu avait déjà fait des dégâts. L’armoire et les valises sont tombées, le feu a pris une bonne partie du rideau. Mon fils était déjà au milieu des flammes. Il a été sauvé par le voisinage ». Cette famille dit avoir tout perdu dans cet incendie. Ismaël Soumah, le père de famille demande de l’aide : « Je dirai à l’Etat de nous venir en aide. Aujourd’hui, nous avons tout perdu. J’ai travaillé pendant 30 ans à la CBG, je leur demande de nous aider. Aujourd’hui, même ce que nous devons manger a été consumé. Je suis souffrant depuis 2015. Nous souhaitons qu’ils nous viennent en aide ».

Yacine Diallo 

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A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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