Palais du peuple : Alpha Grimpeur lance les états généraux de la décentralisation

Palais du peuple : Alpha Grimpeur lance les états généraux de la décentralisation

Le 14 et 15 février, au Palais du peuple, se tiendront les états généraux de la décentralisation et du développement local. Pendant ces deux jours, gouverneurs, préfets, sous-préfets, maires et secrétaires généraux des communes vont bavarder sur la lutte contre la pauvreté, dit-on, afin d’améliorer les conditions de vie du populo martyr. Le Prési Alpha Grimpeur a appelé à tirer les leçons du développement du monde entre les villes et les campagnes, la capitale et l’intérieur. « Certains sont développés, d’autres exclus. Nous devons éviter de se retrouver dans cette situation. Ce qui est extrêmement important, que le jeune guinéen où qu’il se trouve, doit se sentir Guinéen ayant les mêmes avantages que celui qui est à Conakry. C’est pourquoi d’ailleurs, nous avons convoqué à cette réunion de l’ensemble des gouverneurs, des préfets, sous-préfets et élus locaux. Parce que tu ne peux pas être à Conakry et savoir exactement comment vivent les populations locales ». Le Prési fait remarquer que les représentants de l’Etat dans les régions, préfectures et sous-préfectures ne sont pas auprès des populations. « Après ma tournée, j’ai constaté qu’il y avait des localités qui n’ont pas encore vu leurs autorités locales (Préfets et sous-préfets). C’est une tare de notre administration, le fait que les dirigeants sont coupés de la base ». Ces états généraux dit-il, doivent être un moment de vérité pour parler franchement. Sinon les états généraux ne serviraient à rien. « Il s’agit de voir de quelle maladie nous souffrons et comment la guérir ».

Alpha Grimpeur a reconnu tout de même que la décentralisation n’a pas encore atteint son but, du fait qu’elle n’a pas été poussée au bout et la mauvaise gouvernance. « Il faut reconnaître que la mauvaise gouvernance, ce n’est pas seulement au niveau central. Nous venons de vivre le dernier cas à Dubreka, où une société de carrière a payé des milliards et la population s’est révoltée en pensant qu’ils n’ont rien payé. Alors les responsables locaux ont détourné. Donc, nous veillerons strictement à ce que l’argent de l’Etat que ça soit au niveau central, décentralisé, soit dépensé selon les règles des finances publiques et non pas au profit de quelques individus ».

Le ministre de l’Administration, Boureima Condé, a interpellé les nouveaux maires : « La fonction de maire, loin d’être une sinécure lucrative est plutôt contraignante et assujettit le maire à des obligations quotidiennes. Dans l’exécution de leur mission, les maires ont une obligation de traitement équitable et d’équité envers tous les citoyens. Ils sont des agents publics au service des populations dans leur diversité d’opinions et de convictions ». Même que les maires sont garants du renforcement de la paix et du respect de la gestion locale, de l’unité nationale, de la sécurité des personnes et de leurs biens, de la tranquillité publique.

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A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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