Affaire Cashew holding : Moussa Tiégboro et Cie devront encore attendre

Le colonel Moussa Tiégboro-bara Camara, Mamady 1 Dioubaté, Mamadouba Fougué Cas-marrant et colonel Moussa Cas-marrant devaient comparaître ce jeudi 19 juillet au TPI de Dixinn. Le secrétaire à la présidence, chargé de la lutte anti-drogue et du crime organisé et ses amis sont assignés en justice par la société Cashew holding et Sergey Vareshnya pour dénonciation calomnieuse, diffamation, vol, extorsion de fonds, tentative d’abus d’autorité et abus de fonction. Après les débats sur la fixation de la caution début juillet, les questions de fond devaient être abordées à l’audience de ce jeudi. Finalement, il n'en a rien été. La faute à une partie civile qui n’aurait pas encore fini de réunir ses preuves. Une situation qui a poussé les avocats de la société Cashew holding à demander un renvoi : « C’est une affaire historique. Ce dossier permettra à l’opinion d’être édifiée sur certains travers dans notre pays. Nous sommes en train de réunir des éléments de preuves parce que jusqu’à l’heure où nous vous parlons il y a des actes qui sont posés, il y a des infractions qu’on continue à commettre. Nous avons été informés de certaines choses, c’est pourquoi nous avons sollicité un renvoi qui nous permettra de réunir toutes les preuves afin de donner la chance au tribunal de rendre la meilleure décision. Les personnes contre lesquelles cette procédure a été initiée se sentent au-dessus de la loi. Elles continuent de passer par des manœuvres qui ne peuvent que les enfoncer » martèle Modibo Cas-marrant, membre du collectif des avocats de la partie civile. Chez les avocats de la défense, c’est l’étonnement. Mr Joachim G’bilimou explique : « Cette procédure a été initiée par la partie civile. Nous nous attendions à ce que les débats commencent par rapport aux griefs articulés contre nos clients. Malheureusement la partie civile est venue nous dire qu’elle est en train de réunir encore les preuves. Ce qui est paradoxal dans la mesure où elle est l’initiatrice de la citation directe. C’est pourquoi, sans s’opposer à cette demande de renvoi nous avons demandé au tribunal de prendre acte qu’aucun élément de preuve n’existe à ce stade contre nos clients ». L’affaire sera jugé le 13 septembre prochain, après les vacances judiciaires.

Tiégboro-bara Camara et ses hommes avaient fermé en avril dernier cette unité industrielle, spécialisée dans le traitement et la transformation de la noix de cajou pour installation illégale dans la commune de Dubréka et conditions déplorables des travailleurs. Les responsables Cashew holding eux persistent que l’usine a été fermée parce qu’ils n’auraient pas accepté de verser de l’argent aux services spéciaux.

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Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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