Crève du SLECG : Les gens-saignants boudent les classes

Crève du SLECG : Les gens-saignants boudent les classes

La crève déclenchée par le SLECG, Syndicat libre des gens-saignants et chercheurs de Guinée entre dans sa deuxième semaine. Dans plusieurs écoles de la capitale Cona-cris, les bouffe-la-craie ont boudé les classes. Les petits intellos sont également restés à la maison, du moins pour la plupart. Aboubacar Soumah, "le rebelle", et son groupe semblent ne pas se préoccuper de la menace du goubernement d'aller à la confrontation. Ces derniers temps, le dirlo de l'Education nationale et de l'alphabétisation, Mory Sangaré, mais également le conseiller du PM, Mounir Cas-marrant avaient indiqué que les grévistes n'auront pas droit à leur salaire et que la possibilité de leur remplacement est sur la table.

Mais rien n'y fait. Ce lundi, si les élèves du privé semblent avoir repris le chemin de l'école, au public, c'est encore portes closes dans pratiquement toutes les écoles. Au lycée Donka, encadreurs et autres travailleurs à la direction ont répondu dans leur majorité. Quelques petits intellos ont également fait le déplacement. Point de trace des bouffe-la-craie. Au lycée 1er mars de Matam, une quarantaine d'apprenants dans les salles de classe sur plus de 1350 attendus. La direction a trouvé des combines pour que des cours soient dispensés à ceux qui ont fait le déplacement. Les candidats au bac, toutes options confondues ont été regroupés dans une salle. Même cas d'autres classes où même des élèves de classes différentes se retrouvent : « C'est regrettable de démarrer l'année scolaire dans de telles conditions. Ils nous mettent dans une salle et nous envoient un enseignant de la 11e année. Ce n'est pas raisonnable » dénonce un lycéen. Au lycée collège Bonfi, les statistiques sont pratiquement les même : 10 encadreurs présents sur les 15 programmés, 7 bouffe-la-craie seulement sur les 22 et seulement 3 petits intellos sur un effectif de 1344 élèves.

Les missions d'inspection concoctées par le département de l'Education ont sillonné toutes ces écoles. Les autorités avaient pris le soin de placer un dispositif sécuritaire important devant ces établissements.

Dernière modification lelundi, 08 octobre 2018 15:29
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A propos

Le Lynx est un journal hebdomadaire satirique guinéen inspiré par le Canard enchaîné français. L'une de ses marques de fabrique est l'attribution de sobriquets à tous les acteurs politiques guinéens (« Fory Coco » pour Lansana Conté, par exemple, ou « Alpha Grimpeur » pour Alpha Condé). Fondé en 1992 par Souleymane Diallo, il a résisté aux censures, pressions et arrestations, arborant à son fronton deux citations : l'une de Lansana Conté : « Je n'ai pas peur des critiques», l'autre d'Arthur Koestler : « L'histoire se fiche pas mal que vous vous rongiez les ongles ». Le lynx est aujourd’hui la référence numéro 1 en Guinée dans la presse écrite.

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